Certification ISO 14001 : guide pratique

ISO

La certification ISO 14001 est désormais ancrée dans la stratégie RSE (Responsabilité Sociale des Entreprises). Elle répond au souhait de tous types d’organisations en quête d’outils pratiques pour gérer leurs responsabilités environnementales et bénéficier d’un véritable avantage concurrentiel.

La certification ISO 14001 qu’est-ce-que c’est ?

Au titre des normes internationales ISO 14000 qui regroupent l’ensemble des standards portant sur le management environnemental, la norme ISO 14001 est la plus utilisée. Créée par l’ISO (Organisation Internationale de Normalisation), cette certification environnement atteste de la bonne gestion sur le plan écologique d’un bâtiment et/ou d’une entreprise, quel que soit le secteur d’activité.

Elle vise ainsi à répondre aux préoccupations environnementales de leurs occupants en prenant en compte les impacts environnementaux propres à leur activité notamment sur le plan de la production, de la gestion et du fonctionnement de l’entreprise. Pour atteindre cet objectif elle détermine les actions à mener grâce auxquelles elle obtiendra la qualification d’un bâti respectueux de l’environnement et la certification ISO 14001.

Ce certificat repose uniquement sur le volontariat et n’est en aucun cas obligatoire. Les modalités de mise en pratique des recommandations ISO doivent, pour être certifiées, être contrôlées par un organisme agréé comme l’AFNOR (Association Française de Normalisation) ou l’OFC (Organisme Français de Certification).

Pourquoi obtenir l’ISO14001 ?

Instaurer un SME (Système de management environnemental) conforme à l’ISO 14001 revêt plusieurs avantages pour les entreprises :

  • Disposer d’un cadre environnemental efficace et viable. Obtenir cette certification atteste de l’engagement de l’entreprise pour l’environnement.
  • Développer des moyens de gestion pérennes pouvant générer des économies de coût à moyen et long terme. Obtenir l’ISO 14001 est un excellent moyen de gagner en rentabilité en réduisant par exemple les coûts sur les factures d’énergie, sur la gestion des matières premières, des déchets ou de la logistique. Il est prouvé que les organisations certifiées peuvent enregistrer une réduction de l’utilisation de matières premières de l’ordre de 25%.
  • Augmenter le chiffre d’affaires de l’entreprise. Avec un capital image renforcé, l’entreprise peut prendre un nouveau tournant. La norme apporte une meilleure visibilité et un avantage concurrentiel sur les appels d’offres. Sans être obligatoire elle devient néanmoins un standard voire un impératif pour répondre à une consultation sur un marché public.
  • Accéder à une reconnaissance officielle de la démarche. Lorsque l’entreprise est certifiée elle prend de la valeur dans un contexte où les considérations environnementales s’inscrivent désormais au premier plan (pour ne pas dire inévitablement prises en compte).

Comment obtenir cette certification environnement ?

Obtenir ce certificat nécessite donc la mise en place de procédures dont le but consistera à gérer les impacts environnementaux de l’entreprise et de l’aider à améliorer ses performances sur ce point. La certification s’opère sur une durée de trois ans. Pour que la certification soit délivrée, l’organisme certificateur doit attester de la bonne conformité de l’entreprise aux critères de la norme. Pour mettre en place cette certification un processus doit être suivi, regroupant plusieurs démarches :

La réalisation d’un audit

Mettre en place un audit constitue la première marche en vue de la certification. Son but est de mettre à jour les pratiques de l’entreprise en terme de management environnemental et à identifier les axes d’amélioration. L’audit peut par exemple évaluer la situation de l’entreprise au regard du bilan carbone dicté par la norme ISO 14064. Dans un premier temps l’audit sera réalisé en interne avant d’être validé par un consultant membre d’un organisme de certification agréé.

Les actions à mettre en œuvre

Une fois l’audit terminé, un plan d’actions est élaboré selon un calendrier défini. Ce plan d’action devra être rigoureusement suivi pour obtenir la certification.

L’évaluation tous les trois ans

Troisième et dernière étape du process de certification, l’évaluation va examiner l’impact sur l’environnement des nouvelles pratiques mises en place. Cette évaluation triennale est l’occasion de modifier les points qui le nécessitent et d’améliorer les différents axes métier.


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